................------------------------------------------..................de Marylou Viennel
SUR LA BRECHE
 

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L'amour, le désir, le désamour, le désordre amoureux, le manque d'amour, le besoin d'amour, la preuve d'amour, le transport amoureux, le oui, le non, les intermittences du cœur, l'AMOUR TOUJOURS...

en 44 mots doux de Marylou Viennel

avec une illustration de couverture et une illustration liminaire d'Eroné.

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Détails de l'illustration liminaire créée par Eroné

  

 

 

Edition artistique sur papier vergé réalisée à la main en 100 exemplaires par les perceurs de fors avec une illustration de couverture et une illustration liminaire d'Eroné

Livre broché cousu, 13x18, 58 pages, papier de couverture vergé blanc 210 g, papier intérieur vergé 100g, numéro ISBN : 2-9523418-4-2, dépôt légal : mai 2007

Paru le 1er juin 2007

10 €

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Aperçu intérieur livre

 


Marylou Viennel
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LA CREVAISON
Mon élan se renforce et je suis au supplice, mon élan à l'encontre de ma frivolité, mon élan crée des plaies, mon élan crée des trombes à l'intérieur de moi, mon élan né d'un souffle, de l'agrandissement d'un transport aérien, mon élan m'engourdit ou alors il me pousse (à courir jusqu'à la crevaison). Mon élan me fatigue, je m'affaisse et je souffre, et je voudrais qu'il mue après l'épanchement, qu'il m'agite et me tende pour me redensifier, qu'il me rende élastique pour qu'enfin j'encapsule ce qui m'a fascinée. Mais mon élan me porte vers l'ensevelissement : tu es insaisissable, bien trop loin devant moi ; tu n'as même pas compris que quelqu'un te suivait.


eroné
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LA GERCURE
De la dentelle, trouée, et je m'étiole, du velours noir, rongée, je dégringole dans l'émulsion je suis au fond car je suis l'eau, dans l'au-delà de mes envies et je suis lasse, je m'exténue à remonter. A la surface tu es capable d'éclatement, de dire sinon voilà l'option, tu me repiques, je ne prends pas. Ça n'a pas pris trois jours et je suffoque. Réussissons, tu dis réussissons - ton enthousiasme - comme tu dirais alunissons : c'est impossible. Inversement ça me ravage, tous ces efforts, dans le jardin les feuilles mortes, enterrée dans mon jargon j'espère, j'aspire à, mais notre aventure une gerçure (et me fendiller j'en ai assez).
   
  
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